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 « Painful drowning death ? » Pv *

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* Revenge
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MessageSujet: Re: « Painful drowning death ? » Pv *   Ven 26 Juin - 16:50

  • L’amour. Le plus vil, le plus malsain, le plus puissant, le plus egoïste des sentiments. L’amour.
    Était-ce ça? Ce qui rendait cette situation aussi inconcevable et irrationelle que l’attirance implacable d’une source de lumière sur un stupide moucheron.

    Vulgaire, stupide moucheron.

    C’était son doute ça. Le plus beau destin que l’on puisse souhaiter, celui que les dieux leur accordaient enfin. Il avait souffert. Enormément, longtemps. Il avait souffert de ceux qu’il aimait, pour ceux qu’il aimait, avait voulu n’en faire qu’a sa tête, en avait payé le prix. On lui avait tout prix, on devait lui rendre à présent. C’était le gage du marché. Il avait été puni pour ses fautes, il avait expié ses péchés par le sang. Mais maintenant, maintenant qu’il avait le pardon des Dieux… Il allait croquer dans la plus magnifique des pommes. Il la dévorerait, si ce n’était déjà fait. Et puis la pomme dévorée le dévorerait de l’intérieur, s’infiltrerait dans son cœur et y déverserait un bonheur commun.
    Partagé.
    Les volutes mauves, mouvants de l’avenir naquirent dans l’esprit du mâle à la fourrure de flammes. Il les percevait enfin, et dans leurs mouvements dansait une silhouette canine, au pelage aussi bicolore que son âme. Son avenir, il ne le voyait qu’avec elle. A travers ses yeux, ses oreilles, son museau, sa fourrure, son esprit, son âme. Il ne s’exprimerait que d’une façon. Par sa voix.

    Elle était tout ce qu’il désirait, plus rien ne comptait à ses yeux. C’était fini, toute raison, toute prudence jetée aux flots noirs qui léchaient leur refuge de pierre.
    Tout avait été écrit. Leur chemin liés depuis le commencement, ils avaient été amenés à se rencontrer. Ni plus tôt, ni plus tard, c’était inévitable, et irrémédiable. Leurs vies allaient changer à jamais. Désormais, ils ne vivaient que pour l’autre. Juste pour l’autre.
    Celui que froidement, avec distance on appelait « congénère ».
    Celui qu’avec passion, on nommait « amour »

    L’Akita ne pouvait y croire.
    Comment… Était-ce arrivé? Comment était-ce même… possible? C’était inconcevable. Pour lui, pour elle, lui qui depuis sa naissance n’avait pas eu droit au bonheur, il avait cessé d’y croire tellement tôt. Et voilà que ce bonheur se matérialisait devant lui, s’incarnait en son reflet. C’était impossible. Incroyable mais vrai. Qu’avait-il dû sacrifier pour cette rencontre? Sans doute l’attendait-on au détour du chemin, une cape noir sur le dos, une faux à la main.
    Était-ce son âme qu’on exigeait delui, un pacte avec le diable? 666 fois il lui aurait donné.
    Il avait droit à ce bonheur, c’était son dû après ses souffrances, et à présent il l’exigeait, pleinement, totalement. Il l’aurait. Patience.

    Un sentiment étrange descendit d’un ciel sans nuage, comme un carré de soie que l’on lâche de haut, retombant en une extrême douceur, drapant de reflets d’argent ce qui se trouve en-dessous. Son cœur trop mis à l’épreuve par des sentiments brutaux, belliqueux et contradictoires, il mit du temps à reconnaître celui qu’il avait attendu tellement longtemps, qu’il en avait arrêté d’espérer. L’apaisement. Profond, total. En bruit de fond, l’égoïsme grondait, étouffé par le voile soyeux. Restait encore toutes les autres émotions qui subsistait, aussi confuses et volages qu’une nuée d’étourneaux en déroute. Il faudrait plus pour les calmer, eux.

    La nuit était tombée sur leurs deux corps immobilisés dans une position précaire. Elle chassa le soleil brûlant, le remplaçant par une lune froide. Une fraicheur se distilla paresseusement dans l’atmosphère, toute agitation extérieure retombant lentement. Les oiseaux marins piaillant pendant la journée prirent leurs quartiers de nuit, la lune nimba la surface ondulante de l’onde de reflets irréels, et le bruit sourd des vagues devint chuintement tendre.

    Les deux êtres avaient changés de chemin. Ou plutôt, le chemin avait changé. De pierreux, brûlant et tranchant, il était devenu sablonneux, parsemé de graviers désagréables. Puis s’était mué en une couche tendre de sable blanc, pour finir parsemé de plumes blanches et duveteuses d’oiseaux divins. D’un ciel noir sans nuage, d’une beauté absolue, s’échappaient en pluie des pétales de roses voluptueuses. Ils marchaient côte à côté sur le chemin du Paradis. Celui décrit par les anciens n’avaient rien à voir. Eux, vieillards séniles, ne l’avaient jamais vécu. Ils étaient à des kilomètres de la vérité, et l’espace d’un absurde instant, l’Akita eut envie de leur rire au nez.
    Bande de vieux fous. S’ils savaient.

    Sous la pâle clarté de la lune, le mâle voyait le regard brillant de la chienne le dévorer. Lui était incapable d’agir autrement. Il n’avait à présent plus envie que de la dévorer toute entière, s’infiltrer jusque dans sa chair, imprégner tout son être de son essence, jusqu’à ce qu’il suffoque.
    Lorsqu’une lueur de doute s’empara des prunelles brunes de la chienne, il comprit. Tout, totalement, qu’elle s’apprêtait à faire quelque chose que jamais elle ne ferait avec quelqu’un d’autre. Le mâle roux arrêta de respirer, ses poumons se bloquèrent dans l’attente de quelque chose qu’il désirait plus que tout au monde. Il sentit son cœur battre si fort que quiconque aurait put l’entendre à des kilomètres à la rondes, il pulsait si vivement qu’il surchauffait, allait exploser, et il déverserait toutes ses émotions piaillantes qui le rendaient fou. Ainsi, il attendit. Laissa son reflet se concentrer, revenir sur ses souvenirs, hésiter…
    Cette impression troublante d’insupportable attente étonna l’Akita. Inconsciemment, il savait qu’il ne serait pas surpris par ce que ferait la chienne, et pourtant…. Ce serait exceptionnel. Inconcevable, comme le reste. Un sentiment l’anéantissait, le submergeait, et dans la même temps, soulevait un poids de son cœur. Pour le briser dans sa main.

    En avaient-ils le droit? D’éprouver ce sentiment d’apaisement, de plénitude, d’extatique fascination, de calme excitation. Avaient-ils le droit d’être… heureux?
    Oui.
    Ils avaient soufferts. Beaucoup, longtemps, trop. On leur avait tout pris, on devait leur rendre. Il avaient le droit d’être heureux, c’était leur dû.
    La minute précédente, il voulait de tout son cœur se jeter dans les flots bouillonnants, pour ne jamais refaire surface. A présent, il ne l’aurait pour rien d’autre au monde que pour elle. Elle, elle et encore elle.
    Il attendait, immobile.

    Elle le fit. La chose qu’il désirait le plus au monde, qu’il avait désiré depuis qu’il était né, que son destin était tracé. Il voulait l’entendre.
    Sa voix. Sa voie.
    Elle parla.

    « Pourquoi devrais je le faire ?

    Une cascade d’eau glacée se matérialisa au-dessus de la tête de l’Akita. Il reçut le choc avec force, les débit des émotions qui le poussaient vers le fond, irrépressible. Il cessa de lutter, se laissa emporter par la force inimaginable de la voix qu’il venait d’entendre. C’était sa voix. Celle qu’il désirait, il l’avait enfin. Elle, ce n’était pas son dû. Il était un privilégié. Un sacré privilégié, qui allait le payer. Il paya avec délice. Se laissa sombrer dans l’eau glacée qui se déversait dans son âme.
    Cette voix. Elle balaya tout pour atteindre enfin ce qui le rongeait. La folie. Elle la renvoya là où elle aurait toujours dû rester, à sa juste place, dans une cage au fin fond de son âme que sa voix scella définitivement. Les émotions criardes avaient étaient refroidies en un éclair. Un calme aussi brûlant que la délicieuse morsure glacée s’installa dans son esprit.
    Enfin.

    Le mâle cligna des yeux, et une immense gratitude envahi son regard aux reflets d’or. Il desserra les mâchoires avec plaisir, pour prononcer des mots qu’il n’avait pas eu l’intention d’évoquer lorsqu’il avait posé la question.

    -Parce que je ne te mérite pas. Mais de toute façon… Je suis bien trop égoïste pour te laisser partir.

    Sa plus longue phrase depuis un si long moment. Il s'en délecta.
    L'instant d'après, il tressaillit. La chienne bicolore avait bougé. Avec douceur. Prudemment. Hésitante, encore. Lentement, elle nicha sa tête au creux de son cou. Son contact fut brûlant. Et dans un désir de protection, et d'être protégé en retour, il ramena la tête contre elle, l'étreignant avec délice. Savourant son odeur capiteuse, leur forrure entrmêlée, il ne pensa plus à rien. In n'existait rien en dehors de cette chaleur, réconfortante, éclatante.
    Vulagire moucheron.

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MessageSujet: Re: « Painful drowning death ? » Pv *   Mar 7 Juil - 0:08

    Deux heures pour écrire le RP , une pour trouver une musique qui aille bien avec .
    Et en plus elle s'accorde mal justement >>
    J'en ai marre j'suis fatiguée What a Face
    bonne lecture ♥


    Musique 1 toute douce qui va niquel mais faudra lire vite le RP xD
    Musique 2 rythmée qu'est pas trop mal .

        J'emmène au creux de mon ombre , des poussières de toi .


      Comme une impression diffuse que mon cœur allait exploser .
      Le bonheur était vraiment , un sentiment très encombrant . Et pourtant je m’en délectais avec passion , et mes yeux brillaient d’une rage maladive de garder cette pierre de granit , si dure a capturer . Petit papillon de cristal et d’espoir entrelacé , le symbolique sentiment était l’un des plus ardus a capturer . Les filets en mailles d’étoiles restaient inefficaces , mais les épuisettes tissés de mes larmes semblaient l’avoir amadoué un instant . Délicat , il s’était posé sur mon front et avait pondu un oeuf de bonheur éperdu . Un présent inestimable que je gardais au fond de moi , la ou les yeux corrompus du monde n’iraient pas l’effleurer . Fœtus parfumé d’espérance , il diluait en moi un délicat fumet d’accomplissement , comme si en cet instant ce qu’on m’avait promis se réalisait enfin . Mon cœur ne battait plus que pour lui , et mes yeux n’y croyaient pas tant l’instant présent était pur , tant l’air saturé de bonheur partagé se distillait entre nous deux .
      Comme si enfin une chaîne me liait a quelqu'un , et d’entre nous pulsait ma pierre de cœur .
      Mon espoir dissimulé et mon bonheur endigué se déversant dans ce réceptacle sacré .
      Serment d’encre de lune sur papier d’arc en ciel .
      Ephémère ?

      Le bruit feutré des ailes blanches s’estompèrent peu a peu pour s’éteindre pleinement . Comme liquéfiées par la lune mère qui se levait peu a peu , semblant émerger des flots dans un ralenti spectaculaire . Auréolant les alentours d’un nuage opalescent et céleste , glissant ses doigts caressants sur la surface de l’océan clapotant . Gommant les reliefs des récifs , filtrant les reflets , tamisant sa lumière éblouissante . L’ambiance se formait peu a peu a notre insu et nous n’avions d’yeux que pour l’autre , comme si lui seul méritait contre intérêt .
      Etait ce le cas ?
      La nature déployait ses charmes comme si notre venue avait été préméditée . L’eau furieuse ronronnait en léchant notre écueil verdoyant , le ciel glissait , telle une étoffe de velours noir , fixant avec application ses filles les étoiles . Clous d’argent sur fond marine , constellations et dessins divins , le décor était planté , rien n’échappait a l’œil bienfaisant de mère nature . La plage , avalée par la mer perfectionniste , était hors de vue , et donnait une impression d’isolement que je remerciais intérieurement . Le calme était la , et le vent chantait pour nous , bénissant nos mânes de nous avoir conçus . Etait ce toi en cet instant , ou le décor féerique , comme tirée des plus beaux livres d’histoires ?
      Je défaillais de bonheur .
      Et tout ce que je voyais , c’était la beauté de la lune dansant sur ta peau mordorée .

      J’avais un besoin irrépressible et absurde de comprendre . Quand ? Comment ? Pourquoi ?
      Pourquoi … Moi ?
      Une impression mordante de dévalorisation qui me rongeait par vagues ardentes , et commençait déjà a étouffer les sentiments positifs que je n’arrivais plus a juguler . Un émoi étrange , qui se condensait lentement , égrenant en moi le poison létal et mauvais de l’incertitude . C’était tôt , beaucoup trop tôt , mais mon talent naturel pour peindre la vie en noir reprenait le dessus . Cette bienfaisante chaleur se muait en brasier douloureux , et raidissait mes membres , aguichait mes muscles de soubresauts violents . Le sentiment suave de l’échec se déversait par litres incalculables en moi , et l’abattement , encore , prenait le dessus . Si lui avait réussi a triompher , j’avais moi , lamentablement échoué .
      Il était trop beau , trop parfait .
      Je ne le méritait pas .

      Déjà , une petite voix me caressait tendrement le bout des oreilles , mélodie doucereuse et mesquine , aux accents sataniques que je ne percevait pas . Le désespoir ôtait en moi toute combativité . De quel doit osais - je être heureuse ? Comment pouvais je simplement penser au bonheur éternel ?
      Il m’avait domptée , manipulée , et sa perfection m’avait éblouie .
      Que faisais je donc la , avec lui ? Comment avais je osé le toucher , lui parler ?
      Lui un dieu , moi , un répugnant petit tas de poils sales et agglutinés . Et lui , pourquoi avait - il dans les yeux la flamme qui m’habitait quelques secondes plus tôt ? Ne voyait - il pas qui j’étais réellement ? Il était trop bien pour ce que j’étais , et seule la mort restait une compagne fidèle et a la hauteur de mon imperfection .
      Le pessimisme est une maladie dont on ne se guérit jamais .

      Soudainement révulsée par mon attitude , j’ouvris les paupières , cillant pour m’habituer au décor qui brutalement , me sembla bien plus terne . Comme si ma vision colorée se nuançait de gris et de noir .
      Surtout de noir . La lune était trouée , et son sourire était collé de biais . L’océan grondait , mécontent , et le vent n’était pas si doux que cela .
      Un frisson âpre me secoua toute entière , glacant mes os jusqu'à leur moelle . Je ne devait pas rester la . Avec son éclatante perfection , si lumineuse qu’elle avait dopé mon ame puérile et naïve . Pauvre petite chose . Tu croyais que l’on quittait l’enfer en un battement de cils ? Il en fait bien plus que ça pour se détacher de ma ténébreuse noirceur .
      Oui , bien plus que ça …
      Et tu n’est pas prête de sortir de ton carcan de désespoir .

      Le bond âpre que je fis alors , sans même m’en rendre compte , m’étourdit un bref instant . Soudain glacée jusqu’aux os , grelottante d’avoir osé , je le fixais tête basse , rendue encore une fois , a l’extrême bord de l’atoll rocheux . Mes dents claquaient d’un froid qui n’existait que pour moi , la fourrure ébouriffée par le venin sulfureux du désespoir caché . Ma pierre de cœur se fissurait lentement , et elle ne tarderait pas a se fendre de blessures multiples et irréparables . D’ou le sang de mon ame irait nourrir la pierre brute qui l’avait fait naître .
      La mer , comme sensible a mon humeur lunatique , se mit soudainement a hurler a son tour , mêlant ses échos brutaux au vent devenu ennemi . La tempête se préparait , et je ne comptais pas y échapper . Ma sentence tombait , impartiale … Ou pas .
      Pour avoir simplement osé espérer .

      Les cavaliers de l’apocalypse , attirés par la nature furieuse , se mêlaient au courroux des éléments , et la pluie se mit a tomber .
      Violente . Glacée .
      Telles les larmes qui auraient voulu couler de mes yeux , prisonnières a jamais .
      Une rivière de cristal clapotait dans mes yeux désormais bleus .
      Comme si la misère du monde était scellée a mon cou , je te regardais , le nez frôlant le sol , la queue basse et traînant pitoyablement sur le sol rocheux . Pitoyable , oui . C’était ainsi que je me trouvais . Pitoyable d’avoir espéré . Pitoyable d’avoir cherché a échapper au destin qui finalement , était le mien .
      Les dieux n’avaient pas écrit en ma faveur .
      Sur le parchemin du bonheur , il y avait bien ton nom .
      Mais le mien , la pluie l’avait gommé .
      L’encre avait coulé .
      Mon sort s’était scellé .


        A l'ombre , des silhouettes . Une forme , pleurant la pluie .


      A cet instant , j’eus comme l’impression que mon cœur se solidifiait . Qu’une armure le glace le recouvrait lentement , et que mon sang se figeait au sein de mon être . Une créature de la nuit se doit de revêtir l’apparence funeste des vampires , tels qu’on les imaginait autrefois . Après tout , n’avais je pas déjà bu ton sang ? Un nectar précieux au goût de paradis , qui m’avait enfiévré . Mais la folie était passée , l’overdose de bonheur s’estompait , laissant derrière elle un parfum douloureux de contentement qui ne devait pas être mien . Tu étais destiné au bonheur . Ton corps lui même était recouvert d’or pur , et tes yeux pétillaient d’une flamme vivace que j’avais fait renaître . J’avais délié les ailes d’un ange . Et mon cœur battit pour toi , pour la deuxième fois qu’il s’éteignait dans un crépitement agonisant . J’avais aidé un ange a s’envoler , une colombe prisonnière a regagner les cieux . Cela me contentait , moi , condamne a vivre sur terre et même sous elle .
      Monstre immonde caché aux yeux du monde .
      Moi qui pensait lui échapper !

      Recroquevillée sous la morsure du vent et des cieux , je n’osais plus croiser ton regard , de peur de voir ton bonheur fondre quand tu verrais que le mien n’était plus . Je t’avais fait croire en un jour nouveau , en une aube rose qui se lèverait pour nous . Ne t’inquiète pas , ce rêve est pour toi , tu le vivre bien un jour . Quand a moi je serais le courrant d’air qui t’aiderait a t’élever plus haut encore . Un appui sur lequel on se pose un instant avant de monter plus haut encore .
      Ce rôle me convenait .
      Cillant , je survolais ton corps qui me semblait sans défaut , reculant d’un pas a ce mirage désormais interdit a ma vue .
      Baissant aussitôt les yeux , reculant d’un pas apeuré .
      Sous mes pattes , un rocher céda . Puis un autre .
      L’incertitude brilla dans mon regard . La mer avait - elle décidé de m’avaler ?
      Mon promontoire résista . Encore un peu .
      Pour combien de temps ?
      Je tournais la tête .

      Ne reste pas la , je t’en prie .
      Ton incompréhension fait peine a voir , elle sature l’air .
      Et puis tu semble soudain appréhender la suite , et aussitôt après avoir compris , la douleur de la suite imprime ses lettres sanglantes sur l’air enfiévré . Derrière moi , les rochers roulent . Tes griffes cliquètent sur la pierre . Mes yeux s’écarquillent , une terreur sans nom flamboie dans mes iris décolorés .
      Non .
      Je t’interdit de risquer ta vie pour moi .

      Les flots avalèrent ma silhouette noire et blanche , le laissant seul sur le rocher .
      Ne saute pas .
      Je t’en supplie .


        De toute façon, les options changent
        Les chances s'épuisent, les trains déraillent



_________________
Je te promettais le monde et meme les étoiles ;
Mais tu n'as voulu que de mon cœur . Et il s'est donné a toi

Je voulais du temps : il m'a donné l'amour .




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MessageSujet: Re: « Painful drowning death ? » Pv *   Jeu 9 Juil - 11:59

[pas trouvé de musique T_T]




  • Oh, si. Là, maintenant, je suis égoïste. Je l’ai toujours été. Alors là, maintenant, je vais venir t’arracher aux flots qui tentent de t’avaler. Là, maintenant, je me fiche de ce que tu penses. Là, maintenant, je suis égoïste, parce que je l’ai décidé.

    Alors que plongé dans les profondeurs écrasantes de ton regard, je ne souhaitais plus remonter, les eaux chaudes et calmes de ton âme changèrent brutalement. D’agréablement chaudes, elle passèrent à glaciales, puis brûlantes. Les courants de sentiments malsains s’entremêlaient. Je le savais, c’était trop beau. Peut-être aurais-je dû céder moi-aussi, me laisser emporter…
    Mais j’en avais assez.

    Toute ma vie, ma misérable vie, je l’avais passée à ramper sur le sol, à m’accrocher désespérément à la vie, à marcher sur un chemin de poussière vicieuse qui s’infiltrait dans les poumons de mon âme, et je suffoquait. J’avais erré, depuis ma naissance, dans les obscures limbes d’un monde qui ne voulaient pas de moi. Au début de ma misérable vie, je me demandais qu’elles étaient les raisons de mon existence. Au fil du temps, je fini par me demander si même j’existais. Alors que je te rencontrais, je n’étais qu’un fantôme diaphane, une ombre creuse de moi-même, bien plus noire que mon reflet dans l’eau de tes yeux. Je n’avais pas le droit de te rencontrer, mais j’en avais de le devoir. Je n’avais pas non plus le droit de t’aimer… Mais j’en avais le devoir. Et paradoxalement, c’était mon dû. J’avais souffert, beaucoup, trop, en payant le tribut de mon sang, et de ma santé mentale, j’avais obtenu le Droit. Après ce que j’avais vécu, j’avais le droit… Je.

    Le pire dans l’égoïsme, est que l’on est toujours conscient d’être plongé dedans. On suffoque. On a peur de prendre des décision. On cherche à ne pas l’être, mais au final, on en revient toujours à la même conclusion;
    Egoïste, on l’est.
    On le reste.

    Je te voulais. Pour moi, je voulais que tu m’aides, que tu éprouves la même fascination que moi à ton égard. C’était simple comme formulation, et pourtant, en soit, terriblement compliqué.
    Je voulais que tu m’aimes.
    J’exige que tu m’aimes.

    Je me maudissais. Je ne pouvais t’imposer quoi que ce soit. Je me forçais à me fixer des limites que je ne cessais de franchir sans pouvoir m’arrêter. C’est terrible de se dire que l’on à aucun contrôle sur son propre état. Ce que j’éprouvais n’était rien moins que du désir. Mais tu fini par ouvrir les yeux sur le monde, soudain dénué de couleurs. La mer avait décidé de s’accorder. D’un commun accord avec le vent son allié, elle se retourna contre nous. Finalement, j’avais sans doute raison. J’avais souillé le mer de mon sang noir. Elle ne l’accepterait pas, jamais.

    Toi, tu ne bougeais pas. Me jetant un regard dévorant et suppliant, comme s’il allait être le dernier que tu me lancerais. C’est à ce moment que je compris, seulement, ce qui te rongeait. Trop tard, comme d’habitude. Mes yeux s’écarquillèrent sous la vague d’effroi qui secoua de part en part. Non.
    Il n’en était pas question.
    Je m’y refusais.
    J’étais égoïste, et égoïste que j’étais, j’allais m’en servir. Voilà bien ce que j’étais au fond. Un manipulateur, sournois, en mal d’être et en pleine crise existentielle. Je faisait de la peine à voir. Je me haïssais, du plus profond de mon être, mon attitude me dégoûtait. J’avais envie de vomir.

    Tu coupa net mes réflexions, d’un bond crispé et douloureux. Et alors, tu te mis à trembler, du même froid qui menaçait de pulser bientôt en moi. Mon bonheur passé s’estompa inexorablement, me tournant le dos sans même me regarder un dernière fois, et sa place, avidement prise par des émotions hurlantes. La nuée d’étourneaux s’était muée en un escadron de plumes noires, de bec tranchants et de serres acérées. Elle déchira mon cœur en lambeaux, et mon esprit expira un hurlement d’agonie.
    Dans tes yeux, à présent bleus, je vis le torrent furieux de tes sentiments gelés. Du fond de ma folie teintée d’égoïsme, je perçus ton désespoir. Immense, noir, dévorant. Je ne pus m’y arracher tant mon âme cherchait à respirer sur le chemin le plus facile d’accès. Ton regard martyr fut la voie la plus courte, elle s’y engouffra.

    La pluie, furieusement, se mit à tomber. Et tandis que les éléments se déchaînaient, je cherchait fiévreusement ton regard, quitte à nous déchirer encore. Toi tu ne comprenais pas. J’avais besoin de toi. Pour toujours. Je te voulais. Pour moi. Uniquement pour moi. Tu ne pouvais pas me laisser, tu ne pouvais pas partir…
    Tu me sous-estimais.
    Dans ma capacité à aimer. Quelques jours plus tôt tu aurait eu raison. Je ne pouvais même pas concevoir qu’un concept tel que le bonheur ou l’amour, aussi abstrait soit-il, puisse même exister ne serait-ce que dans l’ombre d’une poussière d’étoile.

    Parce que moi, cela ne me contentait pas. Je voulais que tu m’aimes. C’était surement impossible tant ce que j’éprouvais pour toi était au-delà des plus hauts sommets de l’imagination elle-même. Je n’étais pas plus destiné au bonheur que toi. Tu étais mon reflet, j’étais la tiens. Le parfait, l’exact miroir de nos sentiments entremêlés. Tu ne pouvais pas me laisser, et je ne pouvais pas non plus. Alors si toi tu partais…
    Moi je viendrai à toi.
    Comme je l’avais fait, au commencement de tout.
    Alors même que tu nous étions pas nés, la ligne du destin avait décidé qu’elle se briserait pour nous. Du fin fond de notre folie, de notre douleur, de notre souffrance mutuelle, nous l’étions.
    Libre.

    Tu recula, encore, recroquevillée à l’extrême limite entre la roche et le liquide bouillonnant. Les flots noirs ne désiraient que t’avaler, et j’y voyais à un moyen de m’attirer aussi.
    Puisque je te suivrais dans ta chute.
    Si tu tombes, je tombes avec toi. Dis le soleil à la lune.
    Ton regard courut sur mon corps, ma fourrure emmêlée, mon ventre, mes pattes maculées. Et tu recula, encore. Trop.
    Le crissement de la pierre qui se fend sonna comme un glas à mes oreilles meurtries.
    Tu sombrerai.

    Tu me lances alors un regard suppliant, va t-en. Mais tu sais bien que cela m’est impossible, puisque dans tes yeux brille le désespoir. Tu le sais, et pourtant, tu me le redemandes. Je voudrais pouvoir faire ce que tu désires, pouvoir t’aider, te faire plaisir. Mais je ne peux pas. Parce que je suis égoïste, parce que je t’aime.
    Je veux que tu m’aimes.

    Tu me l’interdis, mais je vais le faire quand même, et tu le sais, en plus de ça. Ton promontoire cède, mais yeux s’écarquillent sous la terreur que je suis censé éprouvé. Mais je sais déjà ce que je vais faire. Et tu le sais aussi. Alors tandis que ta fourrure bicolore disparaît sous les flots déjà triomphants, je m’accroupis. Bande mes muscles, mobilise toute l’énergie désespérée qu’il me reste.
    Le sais-tu?
    Au pire…
    Nous mourrons ensemble.

    En un éclair mordoré, je sombre à mon tour. Aussitôt sonné par un courant violent, les yeux à demi-clos, je cherche ta silhouette à l’aveuglette, tentant désespérément de te trouver, toi, mon amour, toi que j’aime.
    Je te veux, je te trouverai. Curieux paradoxe, c’est une résignation froide qui me pousse à avancer. A tenter de bouger les pattes pour faire un mouvement, remonter à la surface, ou plonger plus profond. Puis, soudain, le bout de ma patte frôle quelque chose. Doux, glacé, fascinant. Je sais déjà ce que c’est. Balloté par le courant, je descend à nouveau dans les flots, plus profond, ouvre la gueule sur une rangée de dents acérée. Et aussi délicatement que le courant me le permet, je saisi ta nuque entre mes crocs.
    Au final, tu n’aura rien appris de plus que ce que tu sais déjà.

    Je t’aime.

_________________
Si loin de ma chair...
De nos repères...


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